Angtoria… en 2004, j’avais chroniqué leur démo et j’avais été vraiment bluffé, c’est tout simplement la meilleure démo qu’il m’ait été donné d’écouter, et à l’époque j’avais écrit que j’étais certain que ce groupe serait signé et que l’on en reparlerait, sinon que j’arrêtais les chroniques. Eh bien heureusement (ou malheureusement ;) )je continue les chroniques, Angtoria est en effet signé chez Listenable, label habitué aux groupes de qualité, mais tapant habituellement dans un registre plus extrême, et c’est un premier album époustouflant qui s’offre à vous. Bien entendu, ses membres sont tout sauf des bleus, puisque la leader du groupe n’est autre que la voix qui a accompagné la crème des groupes de métal gothiques, symphoniques ou black tels que Therion, Cradle of Filth, The Kovenant, Mortiis : Sarah Jezabel Deva, accompagnée ici des frères Tommy et Christopher Rehn (Abyssos, Moahni Moahna). Le trio est accompagné sur cet album de Dave Pybus à la basse (Cradle of Filth), Andreas Brojber aux fûts (Platitude), ainsi que Aaron Stainthorpe (My Dying Bride) en guest sur un titre. Et tout ce beau monde met son talent au service de chansons vraiment somptueuses et émouvantes, aux arrangements finement ouvragés mais tout en gardant une certaine réserve, et surtout aux refrains particulièrement intéressants. Sur toutes les lignes de chant, la Diva est absolument au top du genre, elle pare sa voix d’une infinité de nuances, avec lucidité, émotion et une technique parfaite. Une belle palette d’influences sont intégrées dans cette œuvre, comme des ambiances orientales et des arrangements prog sur « Deity of disgust », morceaux symphoniques inspirés de musiques de film à la manière d’Epica (« Hell hath no fury… », « The addiction »), samples modernes (« Do you see me now »), riffs syncopés ou plus typés goth, ambiances ‘horreur » à la Cradle (« Original sin »), etc. Pour info on retrouve sur l’album la superbe reprise de Kylie Minogue, « Confide in me », qui figurait sur la démo. Si vous pensez que tout avait été fait dans ce registre pourtant déjà peuplé d’une multitude d’excellents groupes, écoutez Angtoria et c’est parti pour de grands frissons ! Sans doute LA révélation 2006, incontournable.
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